Sous-prestation — Zinguerie et gouttières
Solins et habillage de cheminée à Rians
Reprise des raccords entre couverture et maçonnerie : solin zinc engravé, habillage de souche, couronnement et passages de conduits.
Zinguerie — points singuliers
La cheminée, premier endroit où l’eau trouve un passage
Quand une tache apparaît au plafond, le réflexe est de chercher une tuile cassée. Dans les faits, le point de pénétration se situe le plus souvent à la rencontre entre la couverture et un élément vertical : souche de cheminée, mur de refend, sortie de ventilation. C’est là que la continuité du toit s’interrompt, et c’est donc là que le travail de zinguerie doit être irréprochable.
Le rôle du solin est simple à énoncer : conduire l’eau qui descend le long de la maçonnerie vers la couverture, sans jamais lui laisser d’entrée vers l’intérieur. Encore faut-il qu’il soit engravé dans le mur, qu’il relève assez haut et qu’il se prolonge assez bas sur les tuiles. Trois conditions dont l’une au moins manque sur la plupart des toitures anciennes que nous examinons.
Le climat local n’arrange rien. Le mistral pousse la pluie à l’horizontale contre la face exposée de la souche, et l’eau remonte sous des recouvrements calculés pour une pluie verticale. En hiver, le gel s’attaque aux mortiers déjà fissurés et élargit chaque microfissure. Au bout de quelques saisons, un solin mortier qui semblait correct laisse passer des litres d’eau à chaque épisode de pluie soutenue.
Couvreur Rians JJM traite ces points singuliers en zinc façonné sur mesure, avec reprise de la souche quand elle le demande. C’est un travail d’ajustage où la qualité tient au pliage, à la profondeur de l’engravure et au soin du recouvrement, bien plus qu’à la quantité de matière employée. Un solin réussi se remarque justement parce qu’on ne le remarque pas.

Mortier ou métal
Pourquoi le solin au mortier finit toujours par lâcher
Le solin mortier consiste à monter un talus de mortier entre la maçonnerie et les tuiles. Il a l’avantage d’être rapide à réaliser et discret sur un bâti ancien. Son défaut est structurel : le mortier est rigide, la couverture travaille, la souche bouge légèrement avec les variations de température. Une fissure apparaît à l’interface, et l’eau s’y engouffre par capillarité avant même d’être visible.
Le solin métallique engravé fonctionne autrement. Une bande de zinc est pliée en équerre, sa partie haute est insérée dans une saignée pratiquée dans le mur puis scellée, sa partie basse recouvre largement les tuiles. Le métal accompagne les mouvements, résiste au gel et ne se fissure pas. Le scellement en tête reste le seul point à surveiller, et il se reprend facilement.
Sur les toitures en tuile canal du secteur, la mise en œuvre demande un façonnage soigné. Le profil ondulé de la tuile oblige à découper et à relever le zinc à chaque onde, ou à prévoir une bande de fond associée à des biseaux. C’est plus long qu’un solin mortier, mais c’est la seule façon d’obtenir une étanchéité qui ne se redégrade pas au bout de trois hivers.
Déroulé
Le déroulement d’une reprise de solin et d’habillage
Reprendre un solin sans regarder l’état de la souche revient à poser du neuf sur un support qui bouge. Voici l’ordre dans lequel nous traitons l’ensemble, de l’examen du conduit jusqu’au contrôle sous arrosage.
- 01
Examen de la souche
Nous montons observer la maçonnerie du conduit sur ses quatre faces : joints creusés, briques ou moellons désagrégés, enduit qui cloque, couronnement fissuré. Nous vérifions aussi l’aplomb, car une souche qui penche sous l’effet du vent dominant ouvre son solin du côté opposé à l’inclinaison.
- 02
Dépose de l’existant
Le vieux solin mortier est purgé jusqu’au support sain, les anciennes bandes métalliques déformées sont retirées, les mastics accumulés au fil des dépannages sont grattés. Les tuiles périphériques sont déposées et mises de côté pour être reposées ensuite, ou remplacées si elles sont fendues.
- 03
Reprise de la maçonnerie
Si les joints sont creusés, nous les dégarnissons et nous refaisons le jointoiement. Un enduit dégradé est repris, une brique éclatée remplacée. Cette étape conditionne tout le reste : une engravure taillée dans une maçonnerie friable ne tiendra pas le scellement plus de quelques années.
- 04
Engravure et pose du zinc
Nous traçons puis nous taillons la saignée dans le mur, à une hauteur suffisante au-dessus du plan de couverture. La bande de zinc est façonnée à la plieuse, insérée dans l’engravure, calée, puis scellée au mortier adapté. Les angles sont soudés à l’étain pour éviter tout raccord ouvert.
- 05
Traitement de la partie basse
Le pied du solin doit recouvrir les tuiles suffisamment pour que l’eau ne puisse pas remonter par capillarité ni être poussée dessous par le vent. Côté amont, en haut de la souche, nous créons une besace ou un détournement qui renvoie l’eau de part et d’autre du conduit plutôt que contre lui.
- 06
Couronnement et contrôle
Nous reprenons ou nous habillons le couronnement pour empêcher l’eau d’entrer par le dessus de la souche, et nous vérifions le chapeau de conduit. Puis nous arrosons généreusement l’ensemble, souche comprise, pendant qu’un contrôle est fait dans les combles si l’accès le permet.

Souche dégradée
Habiller la cheminée plutôt que la rafistoler chaque année
Sur beaucoup de maisons du Haut-Var, la souche est en moellons enduits. L’enduit, exposé sur ses quatre faces sans aucune protection, subit le soleil, le gel et les rafales. Il finit par cloquer, se détacher par plaques et laisser la maçonnerie boire l’eau de pluie. Cette eau ressort plus bas, au niveau du solin, et fait croire à un défaut de zinguerie alors que le problème vient du conduit lui-même.
L’habillage métallique répond à cette situation. Le zinc est façonné aux dimensions exactes de la souche et vient la couvrir sur ses faces exposées, avec un couronnement en partie haute et des recouvrements qui évacuent vers la couverture. La maçonnerie cesse d’absorber l’eau, l’enduit ne se dégrade plus et le solin ne travaille plus dans un support constamment humide.
Ce n’est pas systématiquement la bonne solution. Sur une souche en pierre apparente que le propriétaire souhaite conserver visible, ou sur un bâti où l’aspect compte, nous préférons reprendre les joints et appliquer un traitement de surface adapté. Nous exposons les deux voies, avec leurs contraintes d’entretien respectives, et le choix vous revient en connaissance de cause.
Les raccords verticaux que l’on oublie souvent
La cheminée n’est pas le seul point singulier. Le raccord entre une toiture et un mur mitoyen plus haut, très fréquent dans les centres anciens, fonctionne exactement sur le même principe et se dégrade de la même façon. La difficulté supplémentaire tient à la propriété du mur : l’engravure se pratique dans une maçonnerie qui n’est pas forcément la vôtre. Mieux vaut en parler au voisin avant le chantier plutôt qu’après.
Les sorties de ventilation, les conduits de poêle et les passages de câbles relèvent de la même logique. Chacun perce le plan de couverture et chacun exige une collerette correctement recouverte par les tuiles amont et recouvrant les tuiles aval. On trouve encore beaucoup de ces passages simplement noyés au mastic ou calfeutrés à la mousse, ce qui tient une saison ou deux avant de redevenir une entrée d’eau franche.
Enfin, un solin ne se juge pas sur sa seule apparence. Une bande de zinc bien droite peut être inefficace si son scellement en tête est ouvert, si son recouvrement bas est trop court, ou si elle a été posée par-dessus un solin mortier laissé en place. Nous regardons donc systématiquement ce qu’il y a dessous avant de conclure que la zinguerie est en bon état.
Ce que nous contrôlons autour d’une souche
- Profondeur et scellement de l’engravure en tête de solin
- Recouvrement du zinc sur les tuiles, amont et latéral
- État des joints et de l’enduit sur les quatre faces
- Fissuration ou désordre du couronnement
- Évacuation de l’eau en amont de la souche
- Tenue des tuiles périphériques et des biseaux

Repérer le désordre
Les signes qui désignent le solin plutôt que la couverture
Une auréole au plafond située à l’aplomb ou légèrement en aval du conduit oriente immédiatement vers le solin. De même, une trace d’humidité qui apparaît uniquement après une pluie battante accompagnée de vent, et non après une pluie calme, désigne un recouvrement insuffisant sur la face exposée plutôt qu’une tuile manquante.
Depuis le sol, avec des jumelles, on repère déjà beaucoup : un liseré de mortier fendu au pied de la souche, une bande de zinc décollée en partie haute, un enduit qui se détache par plaques, des traînées sombres sur la maçonnerie du conduit. Ces observations ne remplacent pas une montée sur toiture, mais elles permettent de décrire utilement la situation au téléphone.
Faire reprendre un solin de cheminée à Rians
Nous nous déplaçons pour examiner la souche, le solin et les tuiles environnantes, puis nous vous remettons un devis détaillé qui distingue la reprise de maçonnerie, la zinguerie et l’éventuel habillage. Il est gratuit et arrive sous 48 heures. Si une infiltration est déjà active, nous pouvons poser une protection provisoire dès la visite.
Ce type de chantier se planifie de préférence hors période de gel et hors gros coups de mistral, car les scellements demandent des conditions correctes pour prendre. Pour convenir d’une date, joignez Monsieur Joseph Molinas au 07 75 03 55 99 ou écrivez à contact@couvreurrians.fr.
Questions fréquentes
Il n’est pas interdit, il est simplement moins durable. Sur une souche stable et une couverture qui ne travaille pas, il peut tenir un certain temps. Mais le mortier ne suit pas les mouvements du bâti et finit par se fissurer à l’interface. Dès que nous intervenons sur un solin dégradé, nous proposons une solution métallique engravée, qui évite de revenir tous les trois ou quatre ans.
Oui si la maçonnerie est saine. Si les joints sont creusés ou l’enduit dégradé, non : l’engravure ne tiendrait pas et l’eau continuerait de traverser le conduit pour ressortir plus bas. Nous vérifions donc toujours l’état de la souche avant de chiffrer, et nous le disons clairement quand la reprise de maçonnerie est indispensable.
La position de la tache est le premier indice : à l’aplomb du conduit ou juste en aval, la piste est sérieuse. Le second indice est la météo : une entrée d’eau qui ne se manifeste que par pluie avec vent désigne une face exposée mal protégée. La confirmation se fait par arrosage ciblé, zone par zone, avec observation dans les combles.
Cela dépend de la position de la souche et de la pente. Une cheminée proche du faîtage sur une toiture peu pentue se traite avec des échelles de toit et un harnais. Une souche en rive, une toiture raide ou un pignon haut imposent un échafaudage. Nous le précisons au devis, car cela pèse sur le prix et sur la durée.
Oui, et c’est même une source fréquente d’infiltration oubliée. Un conduit inutilisé continue de recevoir la pluie par le dessus si son couronnement est ouvert, et l’eau descend dans la maçonnerie. Selon les cas, on couvre la souche, on la coiffe, ou on l’arase sous le niveau de la toiture avec une reprise complète de la couverture à cet endroit.
Une reprise de solin seule sur une souche saine se traite généralement en une journée. Si la maçonnerie doit être rejointoyée ou si un habillage complet est posé, comptez deux jours, avec parfois une interruption pour laisser le scellement prendre. Nous évitons de planifier ce chantier pendant un épisode de gel ou de fortes rafales.
Solins et habillage de cheminée dans les 13 communes desservies
Une infiltration autour de votre cheminée ?
Appelez le 07 75 03 55 99 : examen de la souche et du solin, protection provisoire si besoin, devis gratuit sous 48 heures.






